Nous vous remercions de tout cœur pour l'agréable après-
midi passée en votre compagnie. Pour tous les vacanciers et vacancières
du séjour APF de Beaurières, vous avez contribué à la réalisation d'un
rêve et surtout à effacer l'étiquette de la différence pendant quelques
instants. Afin que les pouvoirs publics et les autorités compétentes
comprennent que cette différence ne doit pas empêcher des handicapés
physiques d'avoir une impression de liberté en pratiquant des activités
telle que la vôtre, je vous joins un petit poème de ma confection. J'espère
que cela vous permettra d'homologuer votre invention dans un avenir
proche.
Mon ami le cheval, je ne peux pas gambader comme toi dans les vertes prairies, mais je gambade avec toi dans ma tête et mon esprit.
La vie a fait une courte rivière de liberté. Sur cette rivière dans un espace réduit, je m'enfuis et je fais gambader mon esprit.
Les gens dit "normaux" oublient que notre différence quant on est avec toi n'en est pas une.
La vie m'a privée de la maeche mais ne m'a pas privée d'avoir envie de t'aimer. Pour que je puisse de temps en temps t'accompagner à travers champs, toi mon ami libre comme le vent, doux comme la neige avec ta robe isabelle, les gens doivent effacer cette différence.
Messieurs, mesdemoiselles et mesdames, sachez que si un jour on vous enlève vos jambes, ça ne vous empêchera pas d'aimer le sport, en revanche ça vous empêchera peut-être de la pratiquer. Ensemble essayons d'ouvrir nos coeurs et nos esprits pour qu'un jour la différence soit à jammais effacée. Sachez que je n'ai jammais eu mes jambes alors essayez de comprendre ce que l'on peut ressentir.